Archives mensuelles : novembre 2015

JE SUIS

je-suisJe n’ai pas encore réussi à me résigner à reprendre mes rubriques hebdomadaires. ça me paraît prématuré, indécent, voire irrationnel. Mais me taire, ça me semble tout aussi incongru.
Quand les assassins de Paris ont commis leur barbarie, qu’on-t-il cherché à faire au fond ? Nous effrayer ? Nous prouver leur détermination ? Je crois surtout qu’ils cherchent à nous démontrer que nous ne sommes rien, négligeables, sans importance.
Pourtant, une petite lecture rapide de quelques ouvrages de philosophie leur aurait appris qu’ils s’y prennent plutôt mal. En effet, quand ils cherchent à nous anéantir, ils obtiennent l’effet inverse. Quand je nie l’autre, j’affirme son importance à mon insu car on ne peut pas nier ce qui n’est pas. On peut même dire qu’en niant l’autre, je le ré-engendre. Et c’est très exactement ce qu’ils ont réussi à faire. La France s’est régénérée sur ces cendres. Elle n’avait que très rarement été aussi présente dans l’esprit des hommes, aussi importante pour ce qu’elle représente. Les assassins reviendront sûrement car leur ignorance les met à l’abri de cette évidence. Mais nous pouvons être sûr que leurs futurs méfaits ne feront que faire grandir encore la présence de ce qu’ils veulent nier.

Il ne me reste que ce slogan que je brocarde désormais : « JE SUIS » et c’est bien suffisant pour leur répondre quand ils voudraient que nous ne soyons pas. Et peu importe ce que nous sommes, c’est « être »‘ l’essentiel, bien plus qu' »avoir ».

En conclusion, je vous propose ma minute de silence :

Version acoustique

Maestro ED-2

L’élaboration d’une chanson comme « Le journal d’un corps » part toujours d’une composition simple. Le plus dur est souvent de s’affranchir de la version de départ, la version d’écriture de la mélodie.

Je compose quasiment toutes mes chansons à la guitare acoustique. Comme c’est l’instrument que je maîtrise le moins mal, l’inspiration y est la plus spontanée. Les idées arrivent presque par les doigts sans passer par un état conscient (me semble-t-il). C’est avant tout l’envie et l’émotion qui vont m’amener à construire une suite d’accord pour finir par créer un titre avec intro/couplet/refrain/pont/couplet/refrain/couplet/fin (dans une forme classique de la chanson).  Ensuite, vient le calage du texte sur la mélodie. Ou plus précisément l’écriture d’une mélodie grâce à un texte. C’est même souvent la structure et le rythme d’un texte qui vont orienter la mélodie.

En définitive, lorsque la chanson change d’instrument et que l’arrangement prend forme, je m’éloigne de la forme originale de la chanson. J’aurais pu rester dans un registre plus basique et conserver la forme initiale de la chanson avec une construction guitare/voix comme je le faisais le plus souvent pour mes premiers enregistrements mais je prends beaucoup de plaisir à réinventer la musique dans une autre configuration.

Pour « Le journal d’un corps », c’est un arpège piano électrique bouclé sur les premières mesures. Je voulais une introduction dépouillée. La batterie, la basse et surtout les cors viennent ensuite donner de l’ampleur. Le piano reste toujours présent. Il reste la colonne vertébrale de la chanson.
Du coup, j’ai envie de vous faire découvrir la version originale de la chanson, celle que je joue parfois en live quand on me demande de jouer mes morceaux à la guitare.

Voici donc « Le journal d’un corps » version bonus Guitare folk/chant, c’est tout :

J’attends vos retours