Archives mensuelles : décembre 2015

Derrière le parfum (Bach the parfum)

Bach

Pour illustrer l’ambiance poisseuse du livre, je voulais une musique sombre.
Je suis allé chercher des sources très éparpillées : du baroque à l’électro-rock.
Vous n’aviez pas remarqué ? Pourtant, l’arpège de piano qui commence à la 27ème seconde est complètement inspiré du jeu du prélude de Jean Sébastien Bach.
Pour vous en convaincre, écoutez : Prélude de Bach

Mon petit secret pour cette composition, je le dois à un logiciel de musique, ezkeys. Il m’a permis de reprendre la partition originale et de l’adapter à mon propre morceau en appliquant mes accords. J’ai ensuite transposé certains arpèges, renversé des accords pour ne garder qu’une effluve de l’origine. Je crois qu’on ne peut s’en rendre compte que si on le sait mais l’idée de cacher cette influence dans le morceau m’a plu.

Une des autres particularité de la chanson, c’est le travail de la voix. Il y a en fait 3 prises de chant. Deux sont identiques. Il a donc fallu que je réussisse à chanter 2 fois sans que les différences ne soient trop audibles. Le fait de distribuer ces 2 chants à droite et à gauche permet de donner une image stéréo très intéressante et j’ai obtenu un timbre assez étrange. La troisième voix est beaucoup plus discrète. Elle reste au centre mais j’ai retiré tout le spectre sonore en dessous de 300 Hz et je chante nettement plus haut.

Pour le côté électro de la chanson, la grosse caisse de la batterie synchronisée avec le synthé vient lancer les couplets de ses 4 « bam bam bam bam ». Les nappes de synthé retiennent le rythme et donne à la chanson son ambiance langoureuse.

Voilà ce que je voulais dire sur « Le parfum »

La bonne ment, c’est pratique (mais il faudrait la renvoyer)

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Le parfum de l’ère du temps

parfum

Laborieuse reprise de mes chroniques dans une ambiance morose où l’époque semble vouloir nous rejouer un air déjà entendu.

« Le parfum » est sans doute le livre le plus connu de ceux que j’évoque dans mon album. Il a été porté à l’écran. Pour ça, il n’est pas le seul puisque « L’insoutenable légèreté de l’être » a été réalisé par Philip Kaufman en 1988 et que « Les chroniques martiennes » ont fait l’objet d’une série télévisée en 1980.
Toutefois, la réalisation du Parfum en 2006 me pose un problème. En effet, de mon point de vue, la force du livre est dans l’exploration du champs lexical de l’odorat. Le film bien que très esthétique et plutôt fidèle à l’histoire peine à nous imprégner de l’ambiance odorante du livre. Patrick Süskind réussi à merveille à faire sentir les choses. Les mots, pour ça, sont bien plus forts que les images. J’en arrive à me dire que l’odeur est plus proche d’une idée que d’une chose. Elle semble finalement aussi abstraite.

Le texte de ma chanson est une tentative d’hommage au style plus qu’à l’histoire du livre. Vous aurez peut-être remarqué comment je m’amuse du double sens des mots « aspirer », « alambiqué », « inspiration », « émanation ».  J’ai recherché l’ambiance lourde et parfois oppressante du texte. J’espère que j’y suis arrivé. Je sais déjà qu’au moins une personne s’est décidée à lire le livre après avoir entendu ma chanson. Et ça, ça fait mon bonheur.

Dans le prochain article, je vous raconterai les petits secrets de la composition de la musique…

Autriche / France : match de nuls

Je ressors aujourd’hui un chanson que j’avais écrite lors de l’arrivée aux affaires de Jörg Haider en Autriche. Aujourd’hui, elle parle de notre pays…