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Banjo (VGS)

Un petit dernier est arrivé dans la famille.
Il s’agit d’un banjo bluegrass VGS.
Petit update aussi sur deux de mes guitares.
Si vous êtes curieux d’en savoir plus, une petite visite dans la galerie des instruments s’impose…

 

la supportable lourdeur du néant

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Une musique recyclée, quoi de plus naturel pour un texte qui évoque Nietzsche…
J’ai effectivement composé cette chanson et cette mélodie il y a sûrement plus de 25 ans. Le texte original parlait à peu près (oui car les thèmes de mes chansons étaient autrefois très approximatifs…) du rapport de la jeunesse à la vieillesse. C’est l’ambiance mélancolique de la mélodie qui m’a fait supposer qu’elle collerait plutôt bien à son nouveau thème.
Sève chante pour la 3ème fois de l’album. J’ai innové pour la prise de son.
Je me souviens que je cherchais une façon de créer un intimité, un chuchotement au creu de l’oreille. Il fallait surtout que Sève est un excellent retour afin qu’elle n’ait pas à forcer et qu’elle s’entende bien pendant la prise de son. La solution a été paradoxalement de pousser le gain d’entrée (tant pis pour le souffle qui vient immanquablement avec cette pratique) et de demander à Sève de chanter à plus d’un mètre du micro. Vous pourrez prêter attention au résultat en écoutant la chanson.

Sinon que dire de l’arrangement ? C’est une ballade. Les solos sont très plaintifs. Je trouve que ça renforce l’ambiance triste (y’avait peu être pas besoin…). Je suis assez fier aussi de la façon dont j’ai introduit le piano dans l’ensemble.
ça reste une sorte de tic chez moi cette façon d’empiler les instruments.  Même si cette pratique est loin d’être originale, je n’arrive pas toujours à m’en affranchir.

Voici donc finie cette petite expression sur cette 9ème chanson de « Ere de Je ».
Dernière palabre avec la ligne droite de l’ultime titre.

la suite dans les idées

Après cette longue évocation de l’émergence du texte, que dire de plus ?
La musique…Les commentaires qui me parviennent aujourd’hui parlent de l’influence de Gainsbourg. Il y a pire comme comparaison. Sans doute pense-t-on au magnifique album de 1971 (l’année de naissance de Sève !) « Histoire de Melody Nelson ». En tout cas, si c’est de cette influence qu’on me parle, je suis vraiment flatté car cet album est sur l’Everest de mes addictions auditives. Même si ça me semble concevable, ça n’est pourtant pas avec cette idée que je l’ai conçu (en tout cas pas consciemment). La mélodie du chant telle que je l’avais prévue était en fait bien trop complexe pour valoriser le texte. Le texte, lui, étant très dense, j’ai été très vite empêché dans le phrasé.
C’est donc par une sorte de slam que j’ai d’abord essayé les premières prises de voix. Et c’est finalement sous la direction de Sève que le rythme et l’intonation de la diction ont été créés.

Musicalement, « mon histoire commence ainsi » est une chanson d’ambiance intimiste, une confidence. D’abord, vous remarquerez peut-être la chaleur de l’été, quand une rentrée des classes n’a pas tout à fait oublié le mois d’août. On entend les cris de la cours d’école. Vous remarquerez aussi si vous tendez encore mieux l’oreille (la prendre entre le pouce et l’index et l’étirer doucement vers la source sonore afin d’augmenter la surface de prise aux ondes) le bruit des pages qu’on tourne. Il ne s’agit pas d’un sample mais bien de la page du texte que je tournais lors de l’enregistrement du chant. J’ai décidé de garder.
Enfin, il y a cette petite évocation du son si caractéristique d’un ordinateur des années 80 lorsqu’il prétendait jouer de la « musique » au moment où je parle du TO7 que les moins de 50 et plus de 40 ont sûrement eu entre leurs mains un jour de cours de « musique » au collège.

Voilà ce que je pouvais dire sur cette première chanson de l’album « Ere de Je »