Chère amie auditrice…

Je reprends ici un commentaire (avec son accord) que Daphné m’a fait parvenir après mon dernier article :

« Salut Christophe, (c’est moi ndlr)
Tes explications dans le dernier article que tu as posté aujourd’hui viennent à pic ! Quand tu écris  » Je ne voulais pas que le texte soit raccord à l’ambiance musicale. », je comprends désormais mieux tes intentions par rapport à la nouvelle chanson « Les héros » . En écoutant celle-ci, c’est exactement la réflexion que je me faisais : le texte et l’air musical ne sont pas à l’unisson, l’un me racontant quelque chose de grave, de tragique, l’autre plein d’allégresse et sautillant d’un effet sonore à l’autre (un peu trop à mon goût, ça me perd un peu). En tout cas, très chouette ton idée de nous faire partager la manière dont naissent tes textes et chansons.  »

Voici ma réponse qui je l’espère pourrait lancer une petite discussion :

« C’est vrai que c’est souvent un remarque qu’on me fait.
Après tout, je pense que mes textes sont souvent assez fort et je suis certain qu’une intimité de la musique, une ambiance plus épurée et calme les serviraient peut-être différemment. Mais c’est négliger que j’ai envie de faire de la musique, de créer des arrangements sophistiqués. Comme je ne sais pas vraiment écrire autrement et que je ne me vois pas vraiment faire autre chose que des chansons, je me suis résigné à cette contradiction et je l’assume même.
Mais à bien y regarder, je suis aussi dans la droite lignée d’une certaine chanson française. Je pense à la chanson « Sumangali » de Clarika qui traite de l’exploitation des jeunes filles dans les ateliers géants d’Inde, Vincent Baguian (Ce soir c’est moi qui fait la fille), Albin de la Simon (Mes épaules), Aléxis HK (l’homme du moment), pourquoi pas Calogero (Un jour au mauvais endroit) voire Balavoine dans « L’Aziza »et Cabrel dans « La corrida ».

Du coup, je pense que si on s’attache plus aux paroles de la chansons française (d’une certaine chanson française qui se situerait au delà de l’insouciance de Dorothée mais en deçà du pathos de Brel), je suis prêt à soutenir que je suis loin d’être seul dans cette manière de faire. »

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