Le parfum de l’ère du temps

parfum

Laborieuse reprise de mes chroniques dans une ambiance morose où l’époque semble vouloir nous rejouer un air déjà entendu.

« Le parfum » est sans doute le livre le plus connu de ceux que j’évoque dans mon album. Il a été porté à l’écran. Pour ça, il n’est pas le seul puisque « L’insoutenable légèreté de l’être » a été réalisé par Philip Kaufman en 1988 et que « Les chroniques martiennes » ont fait l’objet d’une série télévisée en 1980.
Toutefois, la réalisation du Parfum en 2006 me pose un problème. En effet, de mon point de vue, la force du livre est dans l’exploration du champs lexical de l’odorat. Le film bien que très esthétique et plutôt fidèle à l’histoire peine à nous imprégner de l’ambiance odorante du livre. Patrick Süskind réussi à merveille à faire sentir les choses. Les mots, pour ça, sont bien plus forts que les images. J’en arrive à me dire que l’odeur est plus proche d’une idée que d’une chose. Elle semble finalement aussi abstraite.

Le texte de ma chanson est une tentative d’hommage au style plus qu’à l’histoire du livre. Vous aurez peut-être remarqué comment je m’amuse du double sens des mots « aspirer », « alambiqué », « inspiration », « émanation ».  J’ai recherché l’ambiance lourde et parfois oppressante du texte. J’espère que j’y suis arrivé. Je sais déjà qu’au moins une personne s’est décidée à lire le livre après avoir entendu ma chanson. Et ça, ça fait mon bonheur.

Dans le prochain article, je vous raconterai les petits secrets de la composition de la musique…

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