Je vous l’avais annoncé quand j’ai commencé à abonder la chaîne Youtube du site : je ne me contenterai pas de transférer mon catalogue sur la plateforme. J’essaierai de créer du contenu.
Voici donc un premier clip réalisé et monté cette semaine d’avril 2020.
Archives de catégorie : Chanson
Ré-Upload sur Youtube
Je continue donc ce travail de transfert de mes chansons vers Youtube.
Je ne vais pas l’annoncer à chaque fois mais je vais essayer de tout installer.
Youtube
Comme j’ai un peu de temps cette semaine, je me penche sérieusement sur l’amélioration de la diffusion de ma musique.
Je n’ai pas la capacité à produire du contenu vidéo en grande quantité mais je pense que Youtube est une plateforme de découverte essentielle pour faire connaître son travail artistique. Je vais donc m’employer à y diffuser mes chansons.
J’essaierai d’y mettre de vrais contenus originaux mais je vais aussi simplement y installer mes chansons sous la forme d’une image fixe (la pochette en général). Cette manip ne semble finalement pas si compliqué grâce par exemple à ce site : https://www.tunestotube.com/
Premier essai donc :
Bon visionnage du coup
4 murs (reggae !)
Au jeu des choix incongrus, je vous propose “Christophe fait du reggae”.
Ne riez pas. Je suis sérieux… Si, vous pouvez rire.
En fait, à la recherche de versions live à la fois pour le duo scénique que je suis en train de peaufiner avec Sève mais aussi pour étendre le répertoire original de LR6, je me suis laissé tenter par une version jamaïcaine (ou presque) d’une chanson de l’album “Oxymores et Coquecigrues” que j’avais réalisé en 2012.
Je trouvais que l’histoire de ce gars qui vit son arrivée en prison comme une fatalité, un truc presque naturel, se prête bien aux thèmes que j’imagine (mais de loin) être ceux fréquemment abordés par le reggae. Ma culture en ce domaine se limite principalement à ce qu’en dit Bernard Lavilliers. Vous m’excuserez donc si je dis n’importe quoi. Je ne tiens pas à avoir des problèmes avec le roi d’Ethiopie et le mouvement Rastafari.
Je profite aussi de cette occasion pour annoncer la naissance d’un nouveau nom pour le duo que Sève et moi formons. On m’a souvent fait part d’un certain scepticisme quant à la pertinence d’avoir choisi “JeanSol” comme nom d’artiste (même le site “La souterraine” me l’a dit). Comme Sève est au cœur de ce que je créé et qu’elle est très souvent au chant, je pense que baptiser notre collaboration est sans doute une bonne idée pour une nouvelle identité. Vous ne verrez donc presque plus apparaître JeanSol en signature. Il retourne au fond du roman de Boris Vian.
Labelaubois vous présente donc “Aurore”. Vous trouvez ça normal ? Nous aussi.
Bonne écoute man ! (and woman)
Chris 03/2020
Le soliloque

J’approche de la fin de la phase. Le moment discret où je me dis qu’il est temps de clore mon travail. Un rythme invisible, une cadence de chansons qui me donnent l’impression d’une unité. J’ai essayé de traquer cette thématique, celle du soliloque. Je l’ai déjà dit mais c’est l’impression que j’ai parfois quand je produis mes chansons.
Là, j’y suis presque. La chanson éponyme et il ne restera plus qu’une, voire deux chansons.
“Le soliloque” est un ancien texte que j’ai remanié plusieurs fois. L’inspiration des paroles et de la musique m’est venue de la bande originale du film “Phantom of the Paradise” de Brian de Palma et plus particulièrement de la chanson “Beauty and the beast” de Paul Williams. Mais le thème s’est affiné et a vraiment pris tout son sens quand j’ai trouvé son titre. Le mythe de Faust est toujours présent au début mais ensuite, il y a toutes les autres conversations imaginaires. Celles avec dieu, celles avec l’écrit, avec l’ami absent, celui qu’on fuit et enfin soi-même. Pour moi (c’est juste ma thèse), ce qui nous pousse dans cette solitude, c’est simplement la peur. Parler à ce qui ne peut pas nous répondre, nous contredire.
Toutes les autres chansons que je vous ai proposées sous cette bannière parlent d’autres formes de soliloques : Le posthume (La mort n’est pas le carnaval), celui d’une femme (3919), les dernières pensées d’un enfant-soldat (Rêver trop tard), l’acceptation de ses différences (3 mouvements distincts). Pour les autres textes, c’est plus dilué mais c’est bien là : “On ne s’entend plus” parle du double monologue de la dispute dans le couple. “Nous sommes tous des clients” de l’aveuglement du consommateur. “Le paradis” de la difficulté de prendre la protection de l’autre. “Austria” : l’absurde surdité des nations qui n’entendent pas l’histoire se répéter. “La beauté de l’inutile” : le doute face à l’écriture.
J’ai bien conscience qu’à ce jeu, on peut raccrocher toutes les chansons du monde à mon thème.
Artificiel donc ? Universel plutôt.
Bonne écoute
Chris le 08/10/19